Toujours Rebelle

Les oeuvres de l'artiste Jean Marc Soriano

 

Le mérite peut-il justifier les inégalités sociales ?

 

Il fut un temps où le mérite était de naitre noble ou nanti, ceux là osaient même dire qu’ils l’étaient par la grâce de Dieu.

Peut-on définir le mérite, le quantifier autrement que par sa vocation au partage ?

Ne devrait-on pas en priorité s’occuper de ceux qui déméritent, l’amour ne commande-t-il pas que la brebis égarée soit celle qu’on doit aimer en priorité ?

Et si la prévention était la loi, la délinquance serait marginale !

La prévention ne peut exister que si les critères d’égalité remplacent ceux du mérite.

N’avez-vous pas encore admis, vous les responsables prétendument intelligents et humanistes, qu’une société véritablement démocratique fait de la lutte contre l’inégalité la preuve de sa sincérité et de sa légitimité ?

Lorsqu’un système politique s’empare de la peur à cause de l’insécurité, il prouve par la répression que ses intérêts sont que les inégalités se creusent, le but est simple, celui de justifier et renforcer les privilèges acquis.

Le mérite fait partie d’une technique de dressage par la récompense ou la punition, la carotte et le bâton ou le sucre et le fouet.

Essayer d’expliquer messieurs et mesdames les menteurs, comment l’enseignement de la compétition aux enfants leur permet de démarrer sur la même ligne puisque sa finalité est toujours de dépasser l’autre, et de leur inculquer que l’autre est l’adversaire, l’ennemi.

La nature même de la compétition entre les enfants étant anti constitutionnelle, l’inégalité des salaires par le diplôme la prouve.

En quoi un maçon a droit moins au plaisir qu’un médecin ou un professeur, en quoi le mérite des uns est l’humiliation des autres ?

Ne trouvez-vous pas que déjà un être souffrant d’un handicap intellectuel a dans son handicap son propre démérite ?

Est-ce pour cela qu’il devra avoir 10 fois moins les moyens qu’un cadre de la finance ?

Pourquoi ne pas donner à tous les mêmes moyens et définir une TVA suivant l’importance ou la futilité des dépenses des citoyens, affectant cette TVA à un rééquilibrage d’une société égalitaire continuellement en devenir ?

Aucun homme n’a le droit de s’approprier la production, elle appartient de plein droit à tous, car chacun est redevable de tous !

Comment des hommes peuvent juger du mérite d’autres si au départ ils ne sont pas supérieurs et comment des supérieurs peuvent préjuger de l’égalité ?

Le mérite ne peut se juger que par l’égalité réelle des chances dans une situation donnée qui en fait prédispose à la solidarité et non au déchainement des égos par la mise en compétition.

Il faudrait assimiler le mérite comme étant la première action égalisatrice d’un individu dans un groupe.

Celui qui veut être le premier le plus fort use déjà de son pouvoir pour écraser celui qu’il assujettit.

Le premier n’est jamais le meilleur, le meilleur est celui qui se soucie de l’autre.

Maintenant si vous ne comprenez pas pourquoi il a été dit que les premiers seront les derniers, c’est que vous n’avez pas clairement compris qu’ils sont les plus méprisables des hommes, les vrais derniers tout simplement.

Quand je parle d’égalité, je parle d’égalité de moyen, les mêmes moyens pour un laid ou un beau un handicapé ou un valide un blanc ou un noir un homme une femme un enfant, je parle même de délivrer les bêtes de leur servage et d’arrêter de les enchainer à nos destins.

Il n’y a que les hommes comme moi qui ne veulent pas se servir de leurs aptitudes afin d’écraser les autres, mais les éduquer, en considérant que franchir l’utérus d’une femme c’est déjà une immense épreuve et un immense mérite avec la perspective de la maladie et de la mort.

Il est incompréhensible que les plus favorisés ne soient pas solidaires de la condition humaine.

On commence à tuer un homme lorsqu’on arrête d’imaginer la fraternité comme source d’éducation, les politiciens de tous les bords déblatèrent sur l’égalité des chances, un immense pipeau, et surtout pas sur l’égalité d’avoir.

Le fait de l’égalité ne peut être que la mission impérieuse et supérieure de l’institutionnel.

Même l’école et surtout elle, a la vocation avouée de former des cadres, des cerbères, qui feront admettre au plus grand nombre la légitimité de leurs définitions du mérite institué par la loi du plus fort mais amendée comme la guerre peut l’être avec le tribunal pénal international.

Comment exiger d’hommes armés de faire preuve d’humanité, le plus grand de tous les crimes de guerre n’est-il pas de ce président ou général irréprochables qui tuent par procuration, sans état d’âme, sans en devenir fou sans une goutte de sang sur son costume ou son uniforme et qui donnent à la guerre son vrai visage, celui du mal absolu, malgré la rutilance des mots et des uniformes ?

Définir le mérite à travers la loi du plus fort, c’est trouvé au Diable des excuses, toutes les guerres sont les conséquences de cette définition du mérite qui n’est en fait que le butin.

Certains revendiquent la propriété comme un droit absolu, alors qu’il n’est qu’un droit relatif, un être humain n’est que locataire de sa vie, et lorsqu’il meurt il n’emporte rien.

 

Ces extraits d’articles sont tirés de l’observatoire des inégalités:

 

Entre les 10 % les plus pauvres et les 5 % les plus riches, l’écart s’est creusé de 3 500 euros entre 1997 et 2007 …

La baisse des taux de l’impôt sur la fortune (ISF) réduit par quatre l’impôt des plus fortunés pour un coût total de 1,8 milliard d’euros, l’équivalent du financement de 70 000 emplois dans les services publics …

Les taxes indirectes telles que la TVA, la taxe sur les produits pétroliers, etc.., représentent près de 17 % des revenus des plus démunis, deux fois plus que pour les ménages les plus aisés …

Les riches sont doublement heureux. Ils vivent bien mieux que les autres, et leurs revenus progressent encore plus vite. Alors que les démocraties occidentales affichent leur goût pour l’égalité entre citoyens, du côté des revenus la situation se dégrade. Aux États-Unis, les 1% les plus aisés recevaient 9% du revenu national au milieu des années 1970. En 2006, ils en percevaient 23%. En France, la proportion est passée de 7,7% à 9% entre 1995 et 2006 …

Les inégalités salariales restent certes préoccupantes : en France par exemple, sans tenir compte des avantages en nature, des primes, des stocks options, l’échelle des salaires bruts est en effet déjà de 1 à 10 (1 400 euros environ pour un ouvrier non qualifié et 14 000 euros pour un cadre supérieur dans le secteur financier). Et ces chiffres ne reflètent qu’une partie du problème. Par le jeu des moyennes, ils dissimulent d’abord la très forte augmentation des hauts salaires entre 1996 et 2006 (+ 28% pour les 0.1% salariés les mieux rémunérés, alors que 90 % des salariés, sur la même période, ont dû se contenter d’une augmentation de 6,2%) …Commençons par les salaires. Dans ce domaine, l’Insee ne diffuse pas de données régulières, ce qui limite les possibilités de comparaison. On sait par exemple qu’en 2006, les 5 % les mieux payés des temps complets avaient un salaire net mensuel de l’ordre de 4 000 euros et les 1 % de 7 300 euros, contre 1 060 euros pour les 10 % les moins bien payés. En haut de l’échelle, les professions les mieux payées, selon l’Insee, sont les cadres des marchés financiers, plus de 13 000 euros mensuels, les cadres d’état major d’entreprise, un peu moins de 12 000 euros en moyenne, mais ils ne sont qu’une poignée. Certains salaires exceptionnels sont encore très supérieurs …

 

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